Une pelle électrique rejoint le parc. Il faut préparer sa recharge, suivre ses entretiens et retrouver ses consignes. Pendant ce temps, les machines thermiques continuent de tourner.
Les motorisations changent. Le besoin reste le même : savoir quel matériel peut partir, ce qui doit passer à l’atelier et où trouver la bonne information.
Pas besoin de créer un deuxième parc dans un autre tableau. Il faut garder les particularités de chaque machine sans perdre la vue d’ensemble 👇
L’électrique arrive aussi par la location
La France avance à deux vitesses : l’électrique représente encore une faible part des ventes d’engins compacts, mais le marché français pèse déjà en nombre de machines.
Selon les données du rapport ERA × KPMG 2026, les loueurs représentent 51 % des achats d’engins électriques en France sur le périmètre étudié. Une entreprise peut donc faire entrer une première machine électrique dans son parc en la louant, sans l’acheter.
Ce chiffre concerne quatre familles d’engins compacts : mini-pelles, pelles de 6 à 14 tonnes, chargeuses de moins de 80 ch et chariots télescopiques. Les nacelles et le petit matériel sont exclus. Il porte sur les ventes neuves, pas sur le parc déjà en service.
Achetée ou louée, la machine pose les mêmes questions au gestionnaire : comment préparer son arrivée et la suivre avec le reste du parc ?
Disponible ne veut pas toujours dire prête à partir
La pelle est libre demain. Mais pourra-t-elle travailler toute la journée ? Où sera-t-elle rechargée ? Le branchement sur place convient-il ?
Avant d’affecter un engin électrique, ces questions comptent autant que sa disponibilité. Une machine adaptée à un site raccordé au réseau ne conviendra pas forcément à un chantier isolé.
Dans son étude sur la transition énergétique dans la location, publiée en 2025 avec EY, l’European Rental Association souligne trois difficultés : le surcoût à l’achat, l’accès à l’énergie et les contraintes d’utilisation.
Changer de motorisation ne suffit pas. Il faut aussi préparer le travail autour de la machine.
Si le matériel est loué, on précise avant son arrivée qui fournit le chargeur, quel branchement prévoir et qui contacter en cas de problème.
Adapter les entretiens, pas multiplier les tableaux
Une pelle thermique et une pelle électrique peuvent creuser la même tranchée. Elles ne suivent pas forcément les mêmes règles d’entretien.
Pour chaque modèle, on repart des recommandations du constructeur. On suit les échéances prévues et les opérations réalisées. L’électrique change l’entretien. Il ne le fait pas disparaître.
Dans sharemat, chaque matériel garde son profil d’entretien et son historique. Pour anticiper les échéances, on revient sur les causes des retards d’entretien et les moyens de les éviter. Les compteurs peuvent être saisis par les équipes ou alimentés par la télématique, selon les équipements et les données disponibles.
Le responsable de parc retrouve ainsi les interventions à prévoir sans tenir une liste pour les machines thermiques et une autre pour les électriques.
Mettre les consignes avec le matériel
Quel chargeur utiliser ? Quelles précautions respecter ? Où est le dernier rapport de contrôle ?
La réponse ne doit pas rester dans la boîte mail de la personne qui a réceptionné la machine.
Notices, consignes et rapports : les documents doivent suivre le matériel. Dans sharemat, ils sont regroupés sur sa fiche. Un QR code peut donner accès aux informations et documents selon les droits définis.
L’équipe retrouve les consignes du bon modèle, pas celles d’une machine qui lui ressemble.
Suivre l’usage avant de tirer des conclusions
Une machine électrique a travaillé plusieurs semaines sur un chantier. Est-elle adaptée à ce travail ? A-t-elle subi des arrêts ? Quels frais a-t-elle entraînés ?
Pour répondre, il faut conserver les heures d’utilisation, les interventions et les dépenses connues. Les temps de recharge et les difficultés rencontrées complètent ce retour d’expérience.
Le prix d’achat ou le tarif de location ne suffit pas à comparer deux matériels. Il faut regarder ce qu’ils ont coûté pour le travail réalisé.
Ces informations aident à décider où réutiliser la machine, s’il faut la relouer ou si un achat se justifie.
Garder les données derrière le bilan environnemental
Une machine électrique ne rejette pas de CO₂ à l’échappement pendant son utilisation. Cela ne veut pas dire que sa fabrication, sa batterie et l’électricité consommée n’ont pas d’empreinte.
Pour préparer un bilan, il faut préciser ce que l’on mesure. Les heures d’utilisation, les consommations de carburant ou d’électricité et la période étudiée doivent être identifiées, lorsqu’elles sont disponibles.
La motorisation ne suffit pas à raconter l’impact du parc. Il faut aussi savoir comment les machines ont été utilisées.
Conserver les relevés et les justificatifs aide à répondre aux demandes des clients sans repartir à la pêche aux informations.
Le mot de la fin
Pas besoin de créer deux parcs parce qu’il y a deux motorisations. Chaque machine garde ses consignes, ses entretiens et son historique.
Thermique ou électrique, achetée ou louée : l’essentiel reste de savoir si elle peut partir travailler, ce qu’il faut préparer et où retrouver ses informations.