Télématique constructeur, boîtier filaire ou autonome, QR code : qui sert à quoi ?
Tous les actifs d’un parc ne se suivent pas de la même manière.
Sur un même parc, on peut trouver :
des engins et des véhicules déjà équipés par leur constructeur ou un télématicien ;
des remorques, bennes ou équipements ;
des matériels identifiés par un QR code.
Ces trois outils peuvent être utiles.
Mais ils ne font pas la même chose. Voici comment 👇
Le problème rencontré
Sur le terrain, on entend souvent les mêmes questions :
Est-ce que le QR code permet de localiser un matériel ?
Faut-il ajouter un boîtier sur un engin déjà connecté ?
Comment suivre une benne ou une remorque ?
Peut-on retrouver tout le parc au même endroit, même s’il est multimarque ?
Le risque, c’est de chercher un seul outil pour répondre à tous les besoins.
En réalité, chaque technologie a son rôle.
La télématique constructeur : exploiter les données de l’engin
La télématique constructeur est intégrée au véhicule ou à l’engin.
Selon le matériel et les données mises à disposition, elle peut remonter :
la dernière position connue ;
les heures ou les kilomètres ;
la consommation ;
des informations d’usage ou des alertes techniques.
Son principal intérêt : le matériel est déjà équipé. Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter un boîtier.
Les matériels anciens, les accessoires et les équipements non motorisés restent souvent en dehors de ce suivi.
Le boîtier filaire : suivre un véhicule ou un engin alimenté
Lorsqu’un véhicule ou un engin dispose d’une alimentation électrique, un boîtier filaire peut être installé.
Directement raccordé au matériel, il permet de remonter des positions fréquentes, suivre les heures de fonctionnement ou détecter la mise en route.
Sa batterie interne prend temporairement le relais si l’alimentation est coupée ou si le boîtier est débranché.
Cette solution convient notamment aux véhicules et engins qui ne disposent pas de télématique constructeur.
Le boîtier autonome : suivre ce qui n’est pas connecté
Une benne, une remorque ou un équipement mobile n’a pas toujours de batterie ni de télématique constructeur.
Le boîtier autonome sert à ajouter un suivi sans le raccorder au matériel.
Il peut envoyer une position à intervalles réguliers ou après certains mouvements, selon le modèle et le réglage retenu.
Plus le boîtier transmet souvent, plus il consomme d’énergie. Il faut donc choisir le bon équilibre entre la fréquence des positions et l’autonomie attendue.
Le QR code : identifier le matériel et retrouver ses informations
Ce n’est ni un GPS ni un boîtier de télématique.
En revanche, il évite de chercher.
Après un scan sur le terrain, il peut donner accès :
à la fiche du matériel ;
à la dernière VGP ;
à une notice ou un certificat ;
à l’état de maintenance ;
à un formulaire d’état des lieux ou de signalement.
Le QR code sert donc à relier une personne au bon matériel et à la bonne information.
En pratique
Il ne faut pas choisir une seule technologie pour tout le parc.
Le bon réflexe consiste à partir du besoin :
pour récupérer les données d’un engin déjà connecté : télématique constructeur ;
pour récupérer les données d’un véhicule ou d’un engin non connecté : boîtier filaire ;
pour localiser automatiquement un équipement non connecté : boîtier autonome ;
pour identifier un matériel et accéder à ses documents : QR code.
Dans sharemat, ces quatre usages se retrouvent autour de la même fiche matériel.
Le mot de la fin
La télématique constructeur renseigne sur l’engin.
Le boîtier filaire permet de suivre un véhicule ou un engin alimenté qui n’est pas connecté.
Le boîtier autonome ajoute un suivi là où il n’y en a pas.
Le QR code donne accès à la bonne information au bon endroit.
Le sujet n’est donc pas d’équiper tout le parc de la même façon. C’est de choisir le bon outil pour chaque matériel, puis de garder une vue claire de l’ensemble.